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Massacres à Beni, Matata Mpoyo finalement réagi.

Matata Mpoyo

(Radio Okapi info )

La société civile Beni appelle le Premier ministre Augustin Matata Ponyo et les responsables des Forces armées de la RDC (FARDC) à effectuer une mission d’évaluation sécuritaire dans ce territoire du Nord-Kivu, en proie à la criminalité. Le président de cette structure, Gilbert Kambale, a lancé cet appel, dimanche 17 mai, au lendemain des massacres perpétrés contre les civils par de présumés rebelles ougandais de l’ADF dans cette partie du pays.

Selon lui, l’arrivée à Beni de Matata Ponyo va sans doute dissuader ceux qui commettent des massacres des civiles dans cette contrée.

Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, avait demandé davantage d’implication du Premier ministre pour combattre l’insécurité dans sa province où des présumés rebelles ougandais des ADF ont tué plus de 300 personnes, en six mois dans le territoire de Beni.

Le dernier massacre des civils remonte à la nuit du mardi à mercredi 12 mai dans les localités de Mapiki et Sabu, où une vingtaine de personnes ont été tuées à la machette.

 

Sept civils ont ainsi été tués à Mapiki et quinze à Sabu, selon un bilan livré par Teddy Kataliko, le président de la société civile du territoire de Beni.

L’administrateur du territoire de Beni, Amisi Kalonda, avait confirmé ce nouveau massacre et avait appelé les populations de sa juridiction à quitter rapidement les zones reculées et à se rapprocher des positions des Forces armées de la RDC.




Les tueries de ces 22 civils étaient intervenues moins de 24 heures après le séjour du vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab, à Beni, où était en mission d’évaluation de la situation sécuritaire dans la région.

Les activités socio-économiques ont repris normalement samedi 16 mai sur l’ensemble de la ville et du territoire de Beni, au lendemain de l’enterrement de dernières victimes. La société civile a lancé la veille un appel à la population locale à reprendre le travail après quelques journées ville-morte. Au total, les vingt-deux corps qui étaient gardés à l’hôpital d’Oïcha chef-lieu du territoire, ont été remis par les autorités locales aux familles pour l’enterrement. Certaines victimes ont été inhumées à Oïcha même, d’autres dans leurs localités selon la volonté de leurs familles.

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